Solution et méthodes efficaces de gestion des risques sanitaires

À l’échelle d’un pays, la gestion des risques sanitaires ou risques pour la santé publique relève a priori de la responsabilité des gouvernements locaux qui doivent ensuite mobiliser les organismes à leur disposition. Elle revêt une importance capitale, car garantit la santé et donc la survie de la population. Au cours des 75 dernières années, le monde a connu divers scandales et crises sanitaires majeurs qui ont fait un nombre important de victimes. Nous avons vu le scandale de l’amiante, du chlordécone, de l’hormone de croissance, du médicament Mediator, de l’Isoméride, la catastrophe nucléaire de Tchernoby en 1986 en république socialiste soviétique d’Ukraine, les poissons contaminées au mercure au Japon en 1950, l’attentat au gaz sarin à Tokyo en 1995, le virus Ebola et dernièrement le COVID-19 qui a fait des centaines de milliers de morts dans le monde.

Ces catastrophes ont eu lieu, car des failles ont été observées dans le système de sécurité ou de surveillance d’entreprises, d’organisations, d’usines et de laboratoires pourtant très anodins. Finalement, l’Etat n’est donc pas le seul concerné par le risque sanitaire. Pour éviter que ces histoires macabres ne se répètent, la discipline de gestion des risques sanitaires doit être intégrée dans la gestion d’entreprise et d’organisation. Dans cet article, nous allons expliquer de façon concrète comment gérer des risques sanitaires. Nous proposerons aussi une solution logicielle pour une gestion efficace des risques sanitaires.

Qu’est-ce que la gestion des risques sanitaires ?

Par définition, le risque sanitaire est toute chose susceptible de nuire à la santé humaine ou de contribuer à la maladie chez l’homme. Quant à la gestion des risques sanitaires, il s’agit d’un processus d’organisation, de prévision, d’évaluation des informations et d’identification des procédures pour éviter ou minimiser l’impact potentiel des facteurs humains, environnementaux, technologiques et biologiques qui peuvent nuire à la santé humaine.

Du fait de son importance capitale, la gestion des risques, qu’ils soient sanitaires ou non, est encadrée par des normes internationales très strictes et plus particulièrement par la famille de normes ISO 31000 codifiées par l’Organisation internationale de normalisation. Le respect de ces normes est encouragé dans certaines industries, mais il est obligatoire dans toutes les industries dont les activités ont un impact sur la santé publique.

Les différentes étapes de la gestion des risques sanitaires

La gestion des risques sanitaires en tant que processus utilise un modèle décisionnel de gestion en cinq étapes. Les voici :

     Étape 1: Evaluation du contexte

La méthodologie et les stratégies à appliquer pour gérer les risques ne sont pas les mêmes partout, car elles dépendent du contexte. L’évaluation du contexte est une évaluation de l’environnement dans lequel les événements apparaissent et évoluent (la gestion des risques, l’apparition et l’existence des risques…). Cela peut également inclure l’environnement physique tel que le climat, les infrastructures, les moyens financiers et matériels disponibles, l’environnement politique, l’environnement culturel tel que les pratiques et croyances culturelles de la population…

     Étape 2: Identifier les risques

C’est l’étape où les différents acteurs de la gestion des risques prennent conscience des risques et mettent en place des méthodes et des outils pour pouvoir les identifier. Les risques identifiés sont saisis dans ce que l’on appelle registre des risques.

     Étape 3: analyser les risques

Lors de cette étape, les risques identifiés sont isolés, puis analysés un à un. L’analyse comprend la détermination du niveau/score du risque, ses causes et conséquences et éventuellement la détermination les mesures de contrôle déjà existantes. Le Score d’un risque est égal à sa probabilité d’apparaitre réellement multipliée par la gravité de ses impacts.

     Étape 4: évaluer les risques

Prenant en compte les scores de chaque risque, l’évaluation des risques consiste à hiérarchiser les risques afin de savoir lesquels seront traités, supportés, transférés, optimisés…

     Étape 5: Traiter les risques

C’est l’application des mesures et des actions qui auront pour effet d’atténuer ou supprimer le niveau des risques. Le mode de traitement des risques doit se faire en prenant en compte le contexte (les ressources disponibles, la nature du risque…).

Les différents risques sanitaires

Les risques sanitaires sont nombreux et multidimensionnels. C’est pourquoi, la gestion des risques sanitaires doit adopter une démarche multidimensionnelle. On distingue 7 grands types de risques sanitaires :

1- Risques sanitaires liées à l’environnement : pollution de l’air, de l’eau, de la terre, destruction de la couche d’ozone, augmentation significative de la température… Ces dangers sont à l’origine de maladies diverses, de famines et contaminations qui font chaque année des millions de victimes.

2- Risques sanitaires liées à la présence de pathogènes (Bactéries, Cyanobactéries, Protozoaires, Virus) 

3- Risques sanitaires liées à l’alimentation. Actuellement, les principales menaces venant des aliments sont les parasites zoonotiques, la salmonellose (une maladie d’origine alimentaire causée par certaines bactéries de la famille des salmonelles présentes dans l’intestin des animaux), la tuberculose (une maladie animale transmissible à l’homme), l’intoxication, la résistance antimicrobienne…

4- Risques sanitaires liées à des médicaments ou vaccins contaminés, pollués ou avec effets secondaires importants  

5- Risques sanitaires liées aux technologies : accident nucléaire, accident industriel, exposition au aux ondes électromagnétiques…

6- Risques sanitaires liés aux catastrophes naturels

7- Risques sanitaires liés au terrorisme

Quelques solutions de prévention aux risques sanitaires

LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE

La surveillance épidémiologique est un processus continue et permanent de collecte et d’analyse d’informations et de données liées à la santé. Les données sont essentiellement récoltées au niveau des centres de soins et de santé. Son premier but est l’anticipation et la prévention des risques sanitaires majeurs. Les résultats qu’elle fournisse permettent également la mise en place de planification, la mise en œuvre et l’évaluation des pratiques de santé publique. Grâce au fameux dispositif de surveillance des maladies à déclaration obligatoire, un outil utilisé dans le cadre de la surveillance épidémiologique, les informations sur certaines maladies épidémiques remontent obligatoirement aux pouvoirs publics pour faire l’objet de lutte et de mise en place de mesures d’hygiène.

LA VEILLE SANITAIRE

La veille sanitaire fonctionne sur les mêmes principes la surveillance épidémiologique. Mais au lieu de se focaliser sur les indicateurs épidémiologiques, la veille sanitaire, elle, s’intéresse à tous les signaux qui pourraient influer sur la santé publique. Son champ d’action est autrement-dit beaucoup plus large. Quand une menace pour la santé publique est détectée, peu importe son origine, l’information remonte directement au ministre chargé de la Santé (agent infectieux, produits toxiques…)

MISE EN PLACE DE SYSTEMES DE CONTROLE DES ALIMENTS AXES SUR LA PREVENTION

La plupart des pays dans le monde possèdent déjà leurs propres systèmes de contrôle des aliments axés sur la prévention. Ce qui devrait surtout être fait est donc l’amélioration de l’efficacité de ces systèmes déjà en place. Ils doivent notamment être ajustés pour faire face à la mondialisation de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et à la complexité accrue de la filière. L’application des normes ISO, surtout la famille de normes ISO 22000:2005 relatives aux systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires, doivent également être obligatoires. Ce qui n’est pas encore le cas dans certains pays.

MISE EN PLACE DE STATIONS DE MESURES DE POLLUTION

Les stations de mesures sont des bâtiments ou des petites cabines équipées d’appareils de surveillance et de mesure de concentration des polluants dans l’environnement (dans l’air, dans l’eau, dans le sol…). En plus de la mesure et de l’identification des agents polluants, ces stations peuvent aussi prévoir les niveaux de concentration en polluants pour les jours à avenir.

MEMOGuard – une solution logicielle de Gestion des risques sanitaires

L’outil MEMOGuard est un logiciel informatique de gestion d’alarmes et d’alertes utilisé dans la mise en place de systèmes d’alerte précoce multidangers de bout en bout.

MEMOGuard – pour la mise en place d’alerte sanitaire précoce

Les systèmes d’alerte précoce sont un excellent moyen de réduction des risques sanitaires. Dans le cas d’une alerte sanitaire liée à une anomalie (germes, contaminants chimiques…) sur un produit par exemple, le système d’alerte précoce a pour but de faire cesser l’exposition du produit au consommateur. La première chose à faire est de retirer le produit de tous les magasins. Ensuite, les consommateurs qui ont déjà acheté le produit seront contactés. Dans le même temps, un centre spécialisé doit être mis en place pour prendre en charge les personnes qui ont déjà consommées le produit. L’entreprise à l’origine du produit sera également contactée pour éviter que la contamination ne prenne de l’ampleur et que d’autres produits de sa chaîne de production ne soient également contaminés.

Pour qu’il soit efficace, un tel système nécessite l’intervention de plusieurs personnes, et même de plusieurs services connectés entre eux d’une manière ou d’une autre. Un bon moyen de communication et un système performant de saisie et d’envoi de données sont donc également nécessaires. Entant qu’outil de gestion d’alertes, MEMOGuard réunit toutes ces qualités. En cas de détection d’anomalie sur un produit, ce logiciel peut être utilisé pour communiquer l’alerte au personnel d’urgence, à savoir les différents agents concernés par l’urgence.

Mais d’abord, le contenu du message d’alerte et les destinataires du message doivent être configurés à l’avance dans le logiciel MEMOGuard. Ainsi, en cas d’anomalie détectée, il suffit de lancer l’alerte pour que les nombreux responsables soient informés de la situation dans les secondes qui suivent. Les canaux de diffusion disponibles sont le SMS, mail, appel téléphonique, appel vidéo, Fax, imprimante, radio 5 tons, panneaux lumineux… Dans les messages d’alerte, des images (photographie des produits présentant une anomalie par exemple), des vidéos, des fichiers audio, des fichiers textes (résultats de l’analyse, les informations qui concernent le produit/l’entreprise…) peuvent être joints. Le logiciel est même capable d’analyser et traiter des fichiers en réception. Pour un fichier donné, cela permet de savoir l’essentiel de son contenu sans être obligé de prendre du temps à l’analyser.

MEMOGuard – pour équiper les stations de mesure de pollution de système d’alerte plus performant

Depuis quelques années, de plus en plus de grandes villes sont équipées de stations de mesure de pollution. Équipées de dispositifs de mesure d’Air, la mission de ces stations consiste à mesurer la qualité de l’air, de l’eau, de la terre dans les zones où elles sont installées. La capacité à mesurer la pollution et à prévoir les niveaux de concentration en polluants pour les jours à venir de ces dispositifs ne sont pas à discuter. En revanche, la qualité de leur système d’alarme et d’alerte laisse vraiment à désirer.

Capable de s’interfacer avec n’importe quel système de surveillance et de mesure, MEMOGuard permettrait à ces stations de mesure de pollution de disposer d’un système d’alarme et d’alerte plus performant et automatisé. Si des personnes doivent en permanence rester dans ces stations pour les surveiller, grâce à MEMOGuard elles ne seront plus obligées de rester devant le moniteur toute la journée. Si les dispositifs de mesure de pollution détecte ou anticipe un taux de pollution anormalement élevé, alors MEMOGuard déclenchera automatiquement l’alarme et enverra des messages d’alerte au personnel d’urgence, qu’ils soient dans la station ou ailleurs. Dans les messages d’alerte peuvent être joints des fichiers renfermant les données d’observation, des photographies, des vidéos….